2007 façade-hall Tours Pont de Sevres // INFOS

TOURS DU PONT DE SEVRES
FAÇADES - HALL
92100 Boulogne-Billancourt

ANNÉE 2006
Maître de l'Ouvrage : GE Real Estate

Surface façades : 29600 m2


L'ensemble "Tête du Pont de Sèvres", stratégiquement situé au débouché de l'une des principales voies d'accès à Paris, la nationale 118, acquiert de ce fait la valeur hautement symbolique de Porte.
Cette remarquable localisation se voit encore renforcée par la proximité de la Seine, par celle de l'île Seguin et des vastes terrains de l'usine Renault qui, libérés, deviennent aujourd'hui le support potentiel exceptionnel à une réflexion urbanistique qui fait de ce secteur un lieu d'Avenir.

Consciente de ces enjeux et du caractère indéniablement vieilli de cet ensemble érigé au début des années 70, General Electric a jugé nécessaire d'entamer une réflexion visant à insuffler un esprit contemporain à ses édifices, qui leur permette de reprendre pied dans notre modernité et de faire face aux années à venir.

En corrélation avec cet objectif général, GE a voulu que la présente étude intègre la résolution d'une caractéristique problématique de l'ensemble bâti liée à la perception qu'en ont ses utilisateurs, qui se traduit par la désagréable impression de désorientation, faute de repère ; il est à noter que ce fait psychologique, qui se constate à chaque étage, prend naissance dès le hall d'accueil, ce qui nous a conduit à proposer un remodelage de ce dernier : sur ce point, nous avons préfiguré l'éventuel déplacement du point d'entrée principal au hall, qui pourrait, à terme, s'effectuer par le parvis.
Nous l'avons vu, la "Tête du Pont de Sèvres", se situe aujourd'hui à la croisée des chemins : croisée des chemins routiers, où, telle une proue avancée, elle imprime le ton à cette entrée dans Paris ; croisée des chemins du Temps, où, porte-parole affaibli des années 70, elle doit non seulement entrer dans le présent, mais aussi participer au devenir de ce secteur dont on veut espérer que le développement sera exemplaire, en dépit des heurts dont l'île Seguin a été le siège.

L'approche que nous avons adoptée concernant la requalification de l'image de cet ensemble a consisté à :
- en isoler les qualités propres qui tiennent à sa structure cristalline, et les magnifier.
Pour ce faire, chaque plan de façade a retrouvé sa valeur de facette, redonnant ainsi à la composition d'ensemble la clarté, la lisibilité et la puissance inhérentes aux polyèdres réguliers dont la nature ne connaît pas d'exemple de telle dimension.
- Insuffler à l'ensemble le caractère de sérénité que peut revêtir la modernité en fondant le projet sur certaines des valeurs qui font la beauté de notre monde actuel : potentiel des moyens techniques, nouveau rapport entre le bâti et la nature où il s'inscrit , prise en compte, dans son sens plein, du contexte. .Sur ce plan, la teinte retenue pour les façades ouvertes sur l'extérieur, gris bleuté métallisé, ne répond pas seulement aux couleurs du ciel et de l'eau (contexte naturel), mais transmet aussi une image sobre, à l'élégance discrète, d'un ensemble dont l'ampleur pourrait autrement paraître écrasante.

Cette sobriété, trait technologique de notre époque, se retrouve dans les techniques "invisibles" des équipements verriers de façade, qui remplissent, avec un minimum de matière, parfois millimétrique, les exigences réglementaires draconiennes.

Sobriété encore, dans le principe de remplacement des éléments de façades qui vise à réduire le temps d'intervention au droit des zones occupées grâce à l'adoption d'une méthodologie de dépose et de pose que nous précisons par ailleurs.

Ce mode opératoire, qui permet de réaliser les travaux tout en maintenant l'activité des bureaux, correspond à l'attitude de respect que General Electric entend adopter vis à vis de ses locataires.