2004 CONCOUR TOUR ARIANE // INFOS

CONCOURS TOUR ARIANE
Tour Ariane - Paris La Défense
ANNÉE 2004
Maître de l'Ouvrage : Unibail

Propriétaire de la Tour Ariane, Unibail-Rodamco, conscient de son vieillissement, lancera en 2001 une campagne de rénovation des plateaux de bureaux.
En 2004, Ariane disposant de 24 plateaux rénovés capables de répondre aux attentes de sa clientèle, Unibail-Rodamco organisera un concours visant à en moderniser l'aspect extérieur dont l'image ne correspondait plus à sa réalité intérieure.

En effet, en dépit de ses qualités architecturales, l'édifice de Jean de Mailly et Robert Zammit renvoyait une image désuète de lui-même dont les raisons résidaient dans la façon, traditionnelle, dont étaient mis en évidence son soubassement et son couronnement, chacun concourant à alourdir un ensemble auquel le traitement des façades double peau transmettait, par ailleurs, un caractère subtil.
De la même manière, la mise en évidence des quatre angles du bâtiment annulait l'effet poétique induit par la seconde peau en en dévoilant le prosaïsme.

Les propositions architecturales développées lors du concours ont été mise en œuvre pour la plupart. Sur un autre plan, il est apparu que "moderniser" l'aspect de la tour ne pouvait se réduire à une question d'image mais que cette modernisation devait correspondre à l'amélioration ou à l'injection de fonctions auxquelles le bâtiment existant ne répondait plus convenablement ou qu'il n'intégrait pas. Cette approche a conduit à proposer la création d'un lobby, la rénovation du Hall existant, la création d'un Hall VIP, d'une cafétéria et la rénovation du restaurant inter entreprises.

L'ensemble de ces points, retenu par Unibail-Rodamco, a fait l'objet des travaux présentés plus haut. En revanche, l'une des propositions du concours, bien que retenue sur le principe par Unibail-Rodamco, n'a pu être mise en œuvre pour diverses raisons principalement liées à un projet de tour (Majunga) prévu sur le terrain situé au Sud d'Ariane, qui devait pouvoir être lié au Parvis de la Défense : il s'agissait du traitement paysager des espaces extérieurs de la tour, sur sa face Nord, longeant le Parvis.

Celui-ci consistait en la mise en place d'un jardin dense et homogène, composé d'arbustes persistants et odoriférants (de type Osmanthus burwoodii), creusé de chemins et ponctué de placettes, cette masse végétale : d'une hauteur d'environ 1,50 mètre, permettait à ses usagers de s'isoler ou de participer à l'activité du Parvis.Enfin, l'une des propositions avancées lors du concours n'a pas été suivie d'effet par Unibail-Rodamco, à juste titre si l'on en juge par la rapide réussite commerciale de l'opération, qui a vu l'ensemble des espaces de ses bureaux trouver preneur, sans que celle-ci soit réalisée. Il s'agissait de la mise en place d'un belvédère, au sommet de tour : implanté au dessus des édicules existants en toiture, cette vaste esplanade avait pour objectif de magnifier et de théâtraliser la spécificité même d'un IGH, sa hauteur, permettant ainsi de prendre la pleine mesure du paysage qu'offre une telle altitude.

Conçu comme un pont d'envol libre et dégagé de tout point dur, uniquement équipé de bancs orientables en ponctuant la surface, cet espace, lieu de détente et de dépaysement, pouvait aussi devenir le support à des manifestations "évènementielles". Lieu de vie, cette très haute place, avait, d'autre part, pour objectif de surélever la tour Ariane, moyen efficace pour en modifier profondément l'aspect : afin d'accentuer encore cette surélévation, le projet prévoyait la mise en place, en périphérie du belvédère, d'une série de mâts métalliques, profilés en ailes d'avion, revêtus, telles des figures de Janus, de chrome sur l'une de leurs faces, de peinture micacée sur l'autre. Articulés en pied, ils pouvaient pivoter sur eux-mêmes.

Ce dispositif, en vision lointaine, renforçait l'élancement de la tour, affermissant sa lisibilité, particulièrement à partir de l'avenue de la Grande Armée. Par sa mobilité, il revêtait un aspect écologique en donnant forme à l'une des forces dominantes du site, le vent, qui permettait à ce nouvel ensemble de fournir sa propre énergie électrique. En créant une enceinte aux parois mouvantes et changeantes, cette série de mâts permettait de mettre en scène et de dramatiser le panorama offert par le point de vue privilégié qu'aurait été le belvédère.