1988 Concours Pan Bureaux // INFOS

PAN BUREAUX (CAEN) - 1988


Etayé par la volonté de la municipalité de créer un centre d’affaires à proximité du centre ancien, ce projet, de taille importante dans le contexte donné, se devait de s’y insérer sans l’écraser, d’une part, et, d’autre part, de déterminer une typologie de bureaux adaptée aux nouvelles formes d’entreprises, capable de se différencier des immeubles tertiaires banalisés offerts par les technopoles environnantes.

Concernant l’insertion urbaine, le projet se donnait pour but d’assurer la continuité du tissu historique (notamment par la continuité de la perspective Préfecture /Hôtel de Ville), tout en affirmant l’identité et le caractère contemporain de ce nouveau pôle urbain.

Cette volonté de continuité urbaine a commandé au traitement de l’enveloppe : la forme proposée résulte du strict respect de l’alignement sur la perspective historique et de l’affirmation d’une intériorité, signifiée ici par une enceinte elliptique.

Ces dispositions assurent respect et affranchissement des contraintes urbaines : l’univers intérieur, libéré de toute référence historique, peut ainsi développer tout le potentiel d’une architecture contemporaine, en adéquation avec les exigences d’aujourd’hui.

Face aux standards des immeubles tertiaires courants, qui n’offrent qu’une souplesse élémentaire (partition horizontale), à l’intérieur d’un système figé par les circulations verticales, notre réflexion a porté sur la définition d’espaces correspondant aux besoins des “nouvelles formes d’entreprises”, qui peuvent se résumer aux points suivants :

- redéfinition du rapport entre communauté d’entreprise et individu, profondément modifié par les outils technologiques privilégiant l’interactivité.

La réponse proposée consistait en la réalisation de “lofts tertiaires”, volumes libres de 6,50 m de hauteur distribués à partir de coursives extérieures au travers de vestibules individuels et identifiables.

Cette configuration, affranchie des noyaux durs (circulation communes et ascenseurs), permettait d’offrir une continuité de surfaces disponibles sans obstacle, mais aussi d’offrir une flexibilité d’aménagement verticale à l’intérieur du volume disponible.

Mis à part le fait que chaque lot peut ainsi devenir une entité autonome, il est à noter que l’enceinte périphérique mise en place permet aussi d’envisager la possibilité de faire évoluer le COS de 1,5 à 3, sans modification du gabarit urbain et donc, sans altération du paysage urbain : la solution dense, “à l’américaine”, impliquerait des atriums vitrés, une solution peu dense, patios et jardins urbains appropriables par divers services (restaurants, cafés …) ; cette variante, mieux adaptée à la ville de Caen de 1988, a été retenue pour illustrer notre proposition.